14/09/2017 – 3ème Salon Professionnel de l’Autonomie Fourragère pour des fermes plus durables

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Communiqué de presse
3ème Salon Professionnel de l’Autonomie Fourragère
pour des fermes plus durables

 

 

 

Développer l’autonomie fourragère au sein des fermes leur apporte plus de durabilité : pour l’environnement, pour la rémunération de l’agriculteur, mais aussi pour la qualité de la production et la transparence envers les consommateurs. La preuve en sera donnée le 21 septembre ! Pour cette troisième édition du Salon, Michel et Françoise vous accueillent à Tellin dans leur ferme complétement autonome.

 

SPAF 2017

 

Le Salon Professionnel de l’Autonomie Fourragère en pratique :
– Le 21 septembre de 9h30 à 18h;
– Ferme des Cambuses, les Cambuses 51 – 6927 Tellin;
– Entrée gratuite – petite restauration sur place;
– 8 ateliers avec la collaboration du CRA-W, de l’AWE, du GNIS, de Protect’eau, de Biowallonie, de Fourrages Mieux, du CPL Végémar, du Centre de Michamps et d’Inno4Grass;
– Des micro-parcelles de firmes semencières et des démonstrations dynamiques de matériel;
– Des stands d’exposition.

Contacts: Florine Marot – – 0499/75.05.06 et Philippe Duvivier (président) – – 0491/56.33.86
Evènement organisé grâce au soutien de la Région Wallonne et de la province du Luxembourg

Le secteur agricole en questionnement…

Les crises agricoles interrogent de nombreux éleveurs. Comment diminuer ses coûts de production ? Comment récupérer un peu de marge sur une production plus que jamais sous pression ? Et comment prouver au consommateur que l’élevage local est bon pour l’environnement ? Une des pistes les plus prometteuses est l’autonomie fourragère des fermes. Concrètement, elle suppose que l’agriculteur produit lui-même la majeure partie des aliments dont ses animaux ont besoin. De l’herbe riche en légumineuses, des céréales en association, des protéagineux… un élevage ancré dans notre terroir, qui produit de la qualité et s’affranchit des importations de soja américain.

Des réponses pour les éleveurs, les citoyens…et l’environnement

A la FUGEA, nous croyons fermement à la relocalisation de notre filière d’élevage. Cette relocalisation est en tout point profitable au consommateur. En valorisant autant que possible nos ressources locales, comme l’herbe, la viande augmente en qualité et est plus gouteuse. Mais surtout, elle réinstalle la prairie au cœur de l’élevage. La prairie, garante de nos paysages wallons et de maintien d’une très large biodiversité encore présente en Wallonie.

Pour aller plus loin…

Comment changer ?

Il n’empêche : face aux enjeux climatiques et sociétaux, les questions sont nombreuses. L’évolution des exigences des consommateurs et des contraintes de l’Europe est plus rapide que les cycles longs du travail de la terre. Il est difficile pour les agriculteurs de remettre leurs pratiques en question.
A la FUGEA, nous travaillons avec de plus en plus d’agriculteurs qui veulent changer leurs méthodes mais trouvent peu de références techniques. Le Salon réunit justement ces références et aborde des techniques efficaces et peu coûteuses pour utiliser l’herbe comme base fourragère.
L’objectif de l’autonomie est de rester productif tout en augmentant sa durabilité, en maitrisant la production de son alimentation et ses coûts, tout simplement. L’herbe est la culture la moins couteuse et la plus adaptée à notre territoire. Mais la prairie demande de la technique. Intervenir au meilleur moment, mélanger des espèces fourragères complémentaires, adapter son troupeau aux besoins de production. En résumé, il s’agit de se réapproprier une connaissance pointue du milieu, pour travailler avec son environnement.

Les détails de la journée

Ainsi, un atelier sur les fourrages démontrera, par une vingtaine de microparcelles implantées depuis mars par Fourrages mieux, tout l’intérêt de l’association des légumineuses avec les graminées : suppression des engrais, augmentation des teneurs en protéines, amélioration de la résilience des prairies face aux aléas climatiques comme la sécheresse de 2017. Un atelier sur les cultures associées permettra en outre de démontrer que ces cultures intermédiaires apportent un appoint fourrager lors des années difficiles, mais aussi une couverture qui permet la bonne préservation des sols et du stock d’humus, le recyclage de l’azote et la lutte contre les adventices. Le visiteur sera, pour cet atelier, guidé parmi les parcelles par Protect’eau et Biowallonie. Le Centre de Recherche Agronomique Wallon abordera quant à lui les techniques de rénovation de la productivité des prairies, ainsi que la valorisation des fourrages par une race bien de chez nous : la Blanc Bleu de type mixte, c’est-à-dire non spécialisée (produisant autant de la viande que du lait). Il sera possible de les observer directement, avec l’Association Wallonne de l’Elevage. Une démonstration dynamique de matériel animera également le temps de midi. Seront aussi abordés l’élevage à l’herbe ou l’utilité des analyses de sol et de fourrage, avec le Centre de Michamps, pour orienter ses pratiques.
En résumé, l’enjeu de ce salon est de montrer que grâce à des choix judicieux pour produire des aliments sains, en tirant le meilleur parti de la nature et en respectant ses cycles, on gagne en autonomie sur la ferme. Des animaux à l’herbe, des cultures associées, des prairies diversifiées et des races bovines adaptées : un élevage ancré dans notre territoire dessine l’agriculture de demain…

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