GRANDES CULTURES

Vers l’interdiction des néonicotinoïdes ?

Les néonicotinoïdes font maintenant partie des substances insecticides et acaricides les plus utilisées par les agriculteurs. Betteraves, chicorées, maïs, colza, arboriculture fruitière et parfois même sapin de Noël sont usuellement traités avec différentes molécules issues de cette famille de pesticide. Leur confort d’utilisation couplé à une rémanence intéressante les rend à présent économiquement incontournable en agriculture conventionnelle. Certaines filières, comme la betterave, déjà mise à mal par la libéralisation de leur production, s’inquiètent d’éventuelles restrictions. Or, les effets sur la santé humaine et sur l’environnement commencent tout juste à être suffisamment documentés. Des effets sur les pollinisateurs sont depuis plusieurs années dénoncés, et inquiètent, lorsqu’on sait que 90% des plantes à fleurs dépendent des insectes pollinisateurs et que 75% des productions alimentaires mondiales en dépendent au moins en partie. Mais l’impact sur la santé humaine pourrait se révéler tout aussi dommageable alors que le potentiel de bioaccumulation des néonicotinoïdes semble être sous-estimé.

Neonicotinoides

Vous trouverez ci-joint le rapport de la FUGEA faisant l’état des lieux sur la situation des néonicotinoïdes et la position de la FUGEA quant à l’attitude à adopter face à cette classe de produits.